SaveFlow
FeaturesFree ToolsExtensionRoadmap
LoginGet Started
  1. Home
  2. /
  3. Thread Unroller
  4. /
  5. @JulietteCampion

Cinquième jour du procès des parents d’Inass Touloub, "la petite martyre de l’A10" à Blois. On devrait entendre la mère de la fillette, Hal…

Thread by Juliette Campion@JulietteCampion · Nov 6, 2026 · 100 posts · 3,621 words · 16 min read

  1. Cinquième jour du procès des parents d’Inass Touloub, "la petite martyre de l’A10" à Blois. On devrait entendre la mère de la fillette, Halima El Bakhti, lors de son premier interrogatoire en longueur sur le fond. LT à suivre pour @franceinfo

    Image from post 1Image from post 1

    1/100·View on X

  2. Le public est particulièrement nombreux ce matin. Essentiellement des femmes, de tous âges.

    2/100·View on X

  3. Les deux accusés entrent dans la salle l'un derrière l'autre. Le public les suit du regard.

    3/100·View on X

  4. Ahmed Touloub, le père, arbore toujours ses lunettes de soleil et sa casquette. Il avance par petits pas, appuyé sur sa canne. Halima El Bakhti, la mère, est vêtue de son imperméable beige habituel, le visage scindé d'un voile blanc. Elle avance en regardant le sol. Ils s'assoient au premier rang.

    4/100·View on X

  5. L'audience n'a toujours pas démarré... Elle était censée commencer à 9h30. On ne sait pas ce qu'il se passe. Les avocats (défense et parties civiles) ont discuté dans le couloir attenant pendant une dizaine de minutes et sont revenus. On attend la cour.

    5/100·View on X

  6. L'audience débute enfin. "Il est formellement interdit et pénalement répréhensible d'enregistrer et filmer des propos tenus dans la salle d'audience. Des propos violents, mensongers, déformés, de ce qui pouvait se dire ont pu être diffusés sur les réseaux sociaux", déclare-t-elle.

    6/100·View on X

  7. L'avocat général rappelle à son tour qu'"il est interdit de filmer et prendre photos dans cette enceinte judiciaire". La diffusion d'images pourra faire l'objet d'"une enquête pénale".

    7/100·View on X

  8. "J'invite les gens ici ou ailleurs à faire preuve de conscience et de mesure dans les propos qu'ils peuvent rapporter, car certaines choses dites sur les réseaux sociaux peuvent revêtir une qualification pénale", ajoute-t-il, évoquant notamment des "appels à la violence".

    8/100·View on X

  9. La présidente demande par ailleurs à Georges Domergue (sans le citer nommément) le premier juge d'instruction de l'affaire, de quitter la salle d'audience, après un incident l'ayant opposé à l'huissier de justice.

    9/100·View on X

  10. On reprend (enfin) le cours normal de l'audience. L'experte légiste Pauline Saint-Martin revient à la barre, après sa déposition de mercredi, au cours de laquelle Halima El Bakhti avait fait un malaise.

    10/100·View on X

  11. Côté parties civiles, l'avocat Patrice Reviron lui demande de repréciser si la mort de la petite Inass pourrait avoir été causée par une chute. "Non non, ce décès n'est pas dû à une chute", tranche la cheffe de l'Institut médico-légal du CHRU de Tours.

    11/100·View on X

  12. "On a regardé si les lésions constatées étaient compatibles avec la survenue d'une chute. Mais il n'y a pas de lésions traumatiques à l'intérieur du crâne, du thorax ou de l'abdomen. Il n'y a pas de lésions traumatiques dues à un décès immédiat", explique-t-elle.

    12/100·View on X

  13. Toutefois, "une chute a pu participer à la survenue du décès chez cette enfant, déjà très fragilisée".

    13/100·View on X

  14. Elément important qui n'avait pas été donné clairement à la barre jusqu'ici : "il n'y a pas de lésions internes vaginales ou anales" constatées sur la petite fille.

    14/100·View on X

  15. "Cela reste particulièrement saisissant" de se replonger dans l'horreur vécue par cette petite fille, observe l'avocat général, qui remercie l'experte pour la limpidité et la précision de son exposé.

    15/100·View on X

  16. Il note que son rapport fait état de nombreuses "atteintes profondes et répétées de la peau" et lui demande ce qu'elle entend par le terme d'"atteintes profondes".

    16/100·View on X

  17. "Dès que l'on atteint les couches profondes de la peau, on parle de blessures profondes. Il faut que la lésion initiale ait été assez profonde, si non, elle cicatrise sans laisser de traces, de séquelles esthétiques", explique Pauline Saint-Martin.

    17/100·View on X

  18. [Aparté : je ne passe pas dans ce LT certains détails durs à lire].

    18/100·View on X

  19. L'avocat général demande à la médecin d'"expliquer à la cour les manifestations de l'agonie chez une enfant de 4 ans", ce qu'a vécu la petite Inass, à cause d'une plaie très sanglante.

    19/100·View on X

  20. "C'est une période avec des troubles de la conscience, où l'organisme lutte contre des difficultés respiratoires, des difficultés métaboliques du cœur à pomper le sang et où les organes vont cesser de fonctionner", expose-t-elle.

    20/100·View on X

  21. "La personne va avoir du mal à respirer, va inhaler le contenu de son estomac dans les poumons et va finalement cesser de respirer", ajoute-t-elle.

    21/100·View on X

  22. Interrogée par Frank Berton, l'avocat d'Ahmed Touloub, elle insiste sur le fait que quand on parle de "cause du décès", il ne s'agit pas forcément "d'un coup de couteau dans le coeur ou d'une balle dans la tête".

    22/100·View on X

  23. "Dans beaucoup de dossiers, notamment de maltraitances sur les jeunes, c'est quelque chose de multifactoriel. Ca ne veut pas dire que l'on n'a pas de causes mais que les causes sont imbriquées. Elles vont agir ensemble pour entraîner le décès", précise la médecin légiste.

    23/100·View on X

  24. L'audience est à nouveau suspendue car des lettres des enfants du couple d'accusés - les frères et soeurs d'Inass - vont être lues à l'audience. Leur avocate avait demandé que leur parole soit recueillie à huis clos, ce que la cour a accepté.

    24/100·View on X

  25. Reprise de l'audience à 14h30 avec, si tout va bien, l'interrogatoire d'Halima El Bakhti. Je suspends donc ce LT pour @franceinfo

    25/100·View on X

  26. @franceinfo L'audience ne va pas tarder à reprendre. Les deux accusés sont bien présents dans la salle. Ils sont assis à l'un à côté de l'autre, la tête penchée vers le bas.

    26/100·View on X

  27. @franceinfo L'audience reprend. L'accusée s'avance à la barre. "Vous êtes en mesure de répondre aux question de la cour et des parties ?", lui demande la présidente. "Je ne sais pas madame", répond Halima El Bakhti debout derrière le micro, face à la cour.

    27/100·View on X

  28. @franceinfo La présidente demande à l'huissier de présenter différents scellés constitués d'éléments saisis chez Halima El Bakhti lors de son interpellation le 12 juin 2018.

    28/100·View on X

  29. @franceinfo Les scellés sont présentés à l'ensemble des parties. Il y a notamment un carnet avec un nénuphar dessus, contenant des notes en français et en arabe de l'accusée.

    29/100·View on X

  30. @franceinfo Plusieurs photos de famille ont également été retrouvées. Un seul cliché de la petite Inass vivante avait jusqu'ici été projeté, où elle apparaissait assise sur un canapé avec sa grand-mère maternelle.

    30/100·View on X

  31. @franceinfo On découvre donc aujourd'hui une nouvelle photo de l'enfant, qui apparaît vêtue d'une robe blanche, au milieu de ses frères et soeurs et sa mère, prise auc Maroc. Figurent aussi sa mère et sa grand-mère maternelle. Le moment semble joyeux.

    31/100·View on X

  32. @franceinfo Et le moment d'audience est très émouvant.

    32/100·View on X

  33. @franceinfo D'autres photos d'enfants et de bébés sont projetées. La mère est invitée à les commenter. Elle reconnaît chacun et chacune.

    33/100·View on X

  34. @franceinfo Les photos sont amenées au père, resté assis. Il les regarde longuement mais peine à reconnaître ses enfants et sa petite-fille.

    34/100·View on X

  35. On arrive aux faits. Et pour la première fois, Halima El Bakhti livre quelque chose de concret à ce sujet : "je ne savais pas ce qu'il se passait entre ma fille et moi, pourquoi c'est arrivé comme ça, pourquoi il y avait un obstacle entre ma fille et moi, pourquoi elle ne m'acceptait pas et pourquoi moi, je ne l'acceptait pas. Et pourquoi c'était très très très dur".

    35/100·View on X

  36. @franceinfo "Quand elle était au Maroc, auprès de ma mère et mes sœurs et frères, elle était bien", ajoute-t-elle.

    36/100·View on X

  37. @franceinfo "Je ne sais pas comment vous dire. Elle n'a pas accepté qu'elle s'éloigne de là où elle était habituée, de la maison où elle a ouvert les yeux. Elle n'a pas accepté qu'elle soit retirée du milieu où elle était. C'était étrange pour elle", complète l'accusée.

    37/100·View on X

  38. @franceinfo La présidente lui demande si Inass était une enfant désirée. "Pour moi oui", affirme Halima El Bakhti à la barre. "D'ailleurs, quand il (son ex-mari) est venu demander ma main, j'ai dit : 'je voudrais 4 enfants'", relate-t-elle.

    38/100·View on X

  39. Lorsqu'elle était enceinte d'Inass, elle raconte avoir travaillé "jour et nuit" pour son mari, en portant notamment "des caisses de vin". Au "quatrième ou cinquième mois de grossesse, il m'a dit : 'prépare tes vêtements, toi et tes filles, vous allez au Maroc'", rapporte la septuagénaire.

    39/100·View on X

  40. @franceinfo Elle affirme s'y être opposée, indiquant à son mari qu'elle préférait accoucher en France, la médecine y étant meilleure. "Il me dit : 'non, t'as pas de papiers, pas de récépissés, ils vont pas te laisser entrer à l'hôpital, rentre", rapporte-t-elle.

    40/100·View on X

  41. @franceinfo Elle accouche donc de la petite Inass à Casablanca, le 3 juillet 1983 et précise n'avoir pu la voir qu'au bout de trois ou quatre jours.

    41/100·View on X

  42. @franceinfo Elle finit par voir son bébé. "Je suis contente, oui, très contente", assure-t-elle à la barre.

    42/100·View on X

  43. @franceinfo "Vous l'avez aimée ?", questionne la présidente. "Bien sûr", rétorque Halima El Bakhti.

    43/100·View on X

  44. @franceinfo "Vous avez fait des différences avec vos filles aînées ?", poursuit la présidente. "Non, c'était pareil", déclare l'accusée.

    44/100·View on X

  45. @franceinfo Elle affirme ensuite que son mari aurait souhaité qu'elle rentre avec lui sans Inass, pour pouvoir travailler et l'aider avec son commerce.

    45/100·View on X

  46. @franceinfo "Votre mari a dit que c'était vous qui aviez décidé de laisser Inass, car votre mère était seule et veuve", rétorque la présidente.

    46/100·View on X

  47. @franceinfo "Non, elle n'a pas été seule. Elle était obligée la pauvre de garder ma fille", insiste l'accusée de 72 ans, toujours debout à la barre.

    47/100·View on X

  48. @franceinfo "En arrivant à Orly, je sens qu'il y a quelque chose dans moi qui est parti, je ne suis pas entière, une partie de moi n'est pas là", explique-t-elle.

    48/100·View on X

  49. @franceinfo A l'été 1984, elle récupère la petite fille au Maroc. Halima El Bakhti vient alors de donner naissance à un petit garçon, quelques mois auparavant, son quatrième enfant.

    49/100·View on X

  50. @franceinfo "Quand je suis arrivée, ma fille ne m'a pas reconnue, moi non plus je l'ai pas reconnue", dit l'accusée.

    50/100·View on X

  51. @franceinfo "Quand ma mère était là, ça va", explique-t-elle. Mais lorsque la grand-mère maternelle part, que la famille rentre en France, "la petite s'est mise à pleurer". "Elle pleure, elle crie. Quand on est rentrés, elle pleurait très fort", déclare Halima El Bakhti, face à la cour.

    51/100·View on X

  52. @franceinfo "Elle va se fermer, je lui tiens la main pour rentrer… Rien à faire. Elle pleurait tout le temps", insiste la septuagénaire.

    52/100·View on X

  53. @franceinfo La famille rentre dans son logement de région parisienne, à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. La mère, le père et les quatre enfants dorment alors dans la même pièce, selon son témoignage.

    53/100·View on X

  54. Les deux soeurs aînées sont scolarisées, pas Inass, qui n'est jamais allée à l'école. Pourquoi ? "C'était coupé entre ma fille et moi. Je ne m'en occupait pas tellement. Elle ne m'accepte pas, je ne l'accepte pas. C'était très très dur, pour elle et pour moi", déclare Halima El Bakhti.

    54/100·View on X

  55. @franceinfo "Monsieur Touloub a dit que les coups, les gifles, ont commencé 3 ou 4 mois après votre arrivée en France. Est-ce exact ?", demande la présidente. "Le problème, c'est que je ne me rappelle pas quand on est rentrés avec Inass ici", dit l'accusée.

    55/100·View on X

  56. @franceinfo "Ca a toujours été comme ça ?", poursuit la présidente. "Oui, j'aimerais bien savoir pourquoi c'était comme ça entre ma fille et moi", répond Halima El Bakhti. "Le 'pourquoi' c'est important mais déjà 'comment' ?", demande la magistrate. "Oui…", souffle la septuagénaire.

    56/100·View on X

  57. @franceinfo "Ca commence comment ?", poursuit la présidente. "Un petit bébé qui reste enfermé, ça ne lui dit rien de jouer, elle ne veut pas faire sa toilette", détaille la mère d'Inass.

    57/100·View on X

  58. @franceinfo "Y'a-t-il eu des violences commises sur Inass ?", demande la présidente. "Des gifles…", souffle l'accusée. "Je ne savais pas pourquoi je tapais ma fille", ajoute-t-elle.

    58/100·View on X

  59. @franceinfo "On parle d'un tout petit enfant…", souligne la présidente. "Oui, elle pleure, elle ne veut pas que je la change. Quand je lui donne à manger, elle vomit, elle ne parle pas, elle ne veut pas jouer. Elle ne veut rien. Absolument rien", explique Halima El Bakhti.

    59/100·View on X

  60. @franceinfo "Ca a duré combien de temps ?", poursuit la présidente. "Jusqu'à Puteaux", déclare l'accusée. La famille y a emménagé en avril 1985. "Et ça va mieux à Puteaux ?". "Non".

    60/100·View on X

  61. @franceinfo "Madame, il faut faire un effort. Vous vous souvenez très très bien de certaines choses. Il est difficile de penser que vous ne vous souvenez pas ce qu'il s'est passé avec Inass", déclare la présidente, qui hausse un peu le ton.

    61/100·View on X

  62. @franceinfo "Avec Inass, c'était une période vraiment noire, je ne me souviens pas de tout. Moi aussi je voudrais savoir pourquoi c'était comme ça avec ma fille", répond l'accusée.

    62/100·View on X

  63. "Vous assumez vos responsabilités vis-à-vis de tous vos enfants, sauf Inass. Pourquoi ne l'avez-vous pas montrée à un médecin ou une infirmière. Pourquoi elle n'a jamais vu un médecin cette enfant ?", insiste la magistrate. "Je n'ai pas pensé que je devais faire ça", répond Halima El Bakhti d'une petite voix.

    63/100·View on X

  64. @franceinfo "On ne va pas parler de ce que vous auriez dû faire… Monsieur Touloub a dit qu'Inass n'a jamais vu de médecin, n'est jamais allée à la PMI", poursuit la présidente. "Jamais", reconnaît l'accusée.

    64/100·View on X

  65. @franceinfo La présidente note pourtant que les deux soeurs d'Inass étaient vaccinées et ont dont forcément vu un médecin. Leur mère affirme que ces vaccins ont été faits au Maroc.

    65/100·View on X

  66. La présidente la relance sur les nombreuses blessures retrouvées sur le corps de sa fille de 4 ans. "La légiste a décrit des lésions multiples, des fractures, pour certaines anciennes, d'autres récentes, des morsures, pour certaines anciennes, d'autres récentes, des bleus, des hématomes, des brûlures…", énumère-t-elle d'un seul trait.

    66/100·View on X

  67. @franceinfo "A ce moment là, je ne savais pas ce que je faisais. Moi j'ai pu faire tout ça, c'est affreux", répond la septuagénaire d'une petite voix. "Je vous assure madame : il y a des choses dont je ne me rappelle pas", ajoute-t-elle.

    67/100·View on X

  68. @franceinfo "Quand ma petite est morte, moi aussi j'étais morte. Je ne me rappelle de rien", insiste Halima El Bakhti.

    68/100·View on X

  69. @franceinfo La présidente n'y croit pas et rappelle que l'accusée a pu décrire précisément les naissances de ses fils après Inass. "Les bons moments, je m'en rappelle bien", admet l'accusée.

    69/100·View on X

  70. @franceinfo "On dit qu'elle avait le bras cassé…", dit Halima El Bakhti. "Mais pas que le bras madame. Deux cotes. L'os du tiba. Les deux coudes. Le poignet", rétorque la présidente, qui hausse le ton.

    70/100·View on X

  71. @franceinfo Et de poursuivre : "vous avez entendu le médecin légiste. Les blessures, ça fait mal, ça fait pleurer. Vous comprenez ? Inass, sans doute qu'elle ne pouvait pas s'asseoir, quand on voit l'état de ses fesses".

    71/100·View on X

  72. @franceinfo "Quand ça n'allait pas entre ma fille et moi, pourquoi il ne la protégeait pas ?", dit l'accusée, renvoyant la responsabilité vers son mari, qui l'écoute assis derrière elle, la tête complètement baissée.

    72/100·View on X

  73. @franceinfo "Il n'y avait personne à qui demander de l'aide, personne ! Les gens me connaissent, viennent, on trouve des gens avec qui on était bien et après, on déménage, ou ils tombent malades, ou ils meurent…", explique la septuagénaire.

    73/100·View on X

  74. "Vous avez compris de quoi est morte votre fille ?", tente la présidente. "Elle était fatiguée et ne mangeait pas bien. Elle était très fatiguée…", dit Halima El Bakhti, d'une voix faible. "C'est ça que vous avez compris des causes de la mort d'Inass ?", répond la magistrate. "Oui".

    74/100·View on X

  75. "Elle est morte de violences répétées dans la durée. Ces actes de violences ont entraîné des hémorragies, des saignements. C'est un décès secondaire à une maltraitance chronique. Vous comprenez ?", demande la présidente. "Ca s'est aggravé entre elle et moi. Le temps passe et on s'éloigne", répond Halima El Bakhti.

    75/100·View on X

  76. @franceinfo "Plus vous vous éloignez, plus ça devient violent sur elle ?", enchaîne la présidente. "Je pense. Malheureusement", déclare l'accusée de 72 ans.

    76/100·View on X

  77. @franceinfo La présidente ne la lâche pas et l'accusée répond toujours mais sans livrer le moindre détail, la moindre explications sur les violences dont elle est accusée.

    77/100·View on X

  78. @franceinfo "C'est la période noire malheureusement", dit Halima El Bakti. "Malheureusement pour qui ?", demande la présidente. "Pour la petite et pour moi", dit son interlocutrice. "Monsieur Touloub n'intervient pas ?", questionne la magistrate. "Jamais".

    78/100·View on X

  79. @franceinfo "A chaque fois, j'espérais que ça allait mieux mais ça ne faisait qu'empirer. A la maison, je l'évite", déclare l'accusée.

    79/100·View on X

  80. La présidente : "Au Maroc, votre famille ne voit pas que ça ne se passe pas bien entre Inass et vous ?" L'accusée : "Si". La présidente : "Qu'est-ce que vous avez dit ?" L'accusée : "c'est eux qui s'occupent d'elle, je ne m'en occupe plus quand je suis là-bas. Au Maroc, chacun avait son travail, sa vie. Ma mère devient fatiguée, vieille".

    80/100·View on X

  81. @franceinfo "J'ai essayé madame, j'ai essayé de la confier pour qu'elle grandisse un peu. J'ai appelé une association. Mais il (son ex-mari) m'a dit : 'jamais tu refais ça. On ne la confie pas'", poursuit Halima El Bakhti.

    81/100·View on X

  82. @franceinfo Interrogée sur la soirée du 10 août 1987, elle affirme ne pas avoir poussé sa fille dans les escaliers menant à la cave, comme l'a pourtant déclaré sa fille aînée en audition. Celle-ci avait 9 ans quand sa soeur est morte.

    82/100·View on X

  83. "On est sortis, on est montés dans la voiture, on est partis. Inass était à côté de moi. J'avais le bébé [le petit frère d'Inass alors âgé d'une dizaine de jours]. On partait. Inass pose sa tête sur moi. J'ai dit : 'elle est fatiguée, elle va dormir'. Elle bouge pas. Il est venu voir : elle est morte. C'était un tremblement de terre. J'y ai pas cru", détaille l'accusée.

    83/100·View on X

  84. @franceinfo "J'ai cru qu'elle s'était juste évanouie. Il a ouvert le coffre il a pris la couverture, il l'a mise dedans et je voyais qu'il partait. Il l'a posée par terre. A côté de où on s'est arrêtés. Sur le gazon", relate-t-elle.

    84/100·View on X

  85. @franceinfo "Vous êtes sortie de la voiture ?", demande la présidente. "Je n'ai rien fait. J'ai le bébé. J'ai senti un tremblement de terre, ça tremblait partout. J'avais mal au ventre", dit Halima El Bakhti, en soufflant dans le micro. "J'avais peur", ajoute-t-elle.

    85/100·View on X

  86. @franceinfo "Avant qu'il la prenne, quand il a dit qu'elle elle était morte, j'ai dit : 'il faut appeler la police'. Il a dit : 't'es vraiment folle'. Tu veux détruire tout ce que j'ai fait. Après, on a conduit et on est partis", ajoute l'accusée.

    86/100·View on X

  87. @franceinfo "Et qu'est-ce que vous expliquez à votre famille en arrivant au Maroc", demande la présidente. "Avant d'arriver dans le bateau, il me dit de dire qu'on l'a confiée et qu'on va la reprendre quand on rentre. C'est ce que j'ai dit", explique-t-elle.

    87/100·View on X

  88. @franceinfo "Et ça a suffit pour que vous le disiez ?", demande la présidente. "A ce moment là, je ne sais pas ce qu'il faut dire ou pas dire. J'étais morte. J'aurais espéré que ce soit moi à sa place, pas elle", affirme l'accusée.

    88/100·View on X

  89. @franceinfo "On a vu les photos d'Inass quand elle a été découverte le 11 août 1987. Comment expliquez-vous son corps et son visage tuméfiés ? Le mamelon droit arraché récemment ? La fracture des cotes, récente ?", insiste la présidente, qui ne lâche pas. "C'est affreux", dit l'accusée.

    89/100·View on X

  90. @franceinfo "On est d'accord, c'est affreux. Mais comment ça s'est passé ?", poursuit la magistrate. "Ca n'allait pas entre ma fille et moi", dit Halima El Bakhti. "Je ne sais pas ce que je faisais, pourquoi c'était comme ça", ajoute-t-elle.

    90/100·View on X

  91. @franceinfo La présidente : "qu'est-ce qu'elle a vécu votre fille ?". Halima El Bakhti : " elle n'a rien vécu, à part le cauchemar". La présidente : "leur père a dit que ça a commencé au bout de 3-4 mois". Halima El Bakhti : "non, dès le début".

    91/100·View on X

  92. @franceinfo La présidente : "vous avez un souvenir heureux avec votre fille ?" Halima El Bakhti : " quand on était au Maroc, toutes les trois" La présidente : "donc ses tout premiers jours… Et après ?". Halima El Bakhti : "Après, non, c'était affreux, c'était que noir".

    92/100·View on X

  93. @franceinfo La présidente lui demande si elle a pu gifler ses filles aînées. "Non, jamais", affirme-t-elle. Son mari l'a accusée en audition de l'avoir frappé.

    93/100·View on X

  94. L'accusée réfute fermement. "Jamais madame, je vous le jure. Chez nous, on respecte l'homme. C'est lui qui doit prendre toute la responsabilité pour sa femme et ses enfants. Moi, je ne devais pas travailler, je devais rester avec mes enfants toute la journée comme une esclave, aucun droit de vie, ni dignité. Même un esclave ne vit pas comme ça", déclare-t-elle.

    94/100·View on X

  95. @franceinfo Apparté : Halima El Bakhti a été interrogée par la présidente de 14h30 à 16h45, lorsqu'une courte pause d'audience à été observée avant la reprise à 17h10, mon LT est un peu décalé.

    95/100·View on X

  96. On sent chez Halima El Bakhti une grande colère vis-à-vis de son mari. "Il disait : 'toutes les femmes sont mieux que toi'. Les femmes qui conduisent sont mieux. Moi, j'étais bonne qu'à préparer les buyaux dans la cuisine. J'étais bonne pour faire le ménage, pour bosser comme une dingue", déclare-t-elle.

    96/100·View on X

  97. Cyril Braniste, avocat en partie civile, lui demande si elle reconnaît les morsures ? "Mordre, je ne me rappelle pas. Gifler oui, taper oui", dit-elle. "Avant-hier soir, vous avait fait un malaise, pourquoi ?", demande-t-il. "J'ai vu les photos de ma petite fille nue, il y avait beaucoup de choses sur son petit corps. Moi, je n'ai jamais cru qu'il y avait tout ça", explique l'accusée.

    97/100·View on X

  98. "Est-ce que votre malaise ne vient pas du fait que vous vous êtes dit : 'mon dieu, j'ai fait ça à ma petite fille ?", interroge-t-il. "Oui… Je n'ai pas cru qu'il y aurait tout ça", dit l'accusée. L'avocat insiste. "J'ai dit : 'comment ça se fait que j'ai… Qu'il y a tout ça sur le corps de ma petite fille…", dit Halima El Bakhti, se reprenant au milieu de sa phrase.

    98/100·View on X

  99. @franceinfo "Pourquoi vous ne pouvez pas aller jusqu'au bout madame ?", demande l'avocat. "J'ai dit ce dont je me rappelle", répond la septuagénaire.

    99/100·View on X

  100. L'audience est à présent suspendue. L'interrogatoire se poursuivra la semaine prochaine. Un expert vient procéder ce soir à un examen médical supplémentaire d'Ahmed Touloub, pour voir s'il est apte à être jugé, comme l'a demandé son avocat. Merci à tous pour votre suivi du LT de cette première semaine de procès, pour @franceinfo. A lundi !

    100/100·View on X

Top replies from readers

most liked first

  1. 🌊@P4PQueen150 likesView on X

    merci pour votre travail

  2. PIGE Marie-Claire et Hubert@pige195914 likesView on X

    Merci pour ces contrerendus de cette affaire qui nous touche tellement.

  3. MC C 🇺🇦@MCCachelou11 likesView on X

    Merci pour ces infos.

  4. 𝓐𝓵𝓲𝓷𝓮𝓙𝓪𝓭13 🇨🇵🇺🇦🇮🇱🇹🇼🎗️@alinejado1311 likesView on X

    Cette affaire m'a traumatisé quand j'étais petite et elle me dégoûte au plus haut point maintenant... Il faut que justice soit faite !

  5. famotina@famotina_8 likesView on X

    C'est tellement horrible,je ne trouve pas les mots. Pauvre petite,une vie innocente broyée par celle qui l'a mise au monde.L'être humain peut être capable de la pire des choses.Repose en paix petit ange ici bas tu n'as pas eu d'anges gardiens mais là où tu es tu repose en paix

Unrolled with SaveFlow · saveflow.ai

Save threads to your library

Keep threads like this one: your saved copy stays even if the author deletes the original. Read them distraction-free and export them whenever you need. Or unroll another thread for free.

Save threads to your libraryUnroll another thread
SaveFlow

The all-in-one toolkit for content creators. Save, organize, and repurpose your content with ease.

Product

  • Features
  • Chrome extension
  • Public Roadmap
  • Docs
  • About

Free tools

  • All free tools
  • Thread Unroller
  • Thread Downloader
  • Tweet to PDF
  • X Article to PDF
  • Unroll Twitter thread
  • Thread to Carousel
  • Video Downloader
  • TikTok Downloader
  • Tweet Studio

Resources

  • Blog
  • Save a thread as PDF
  • Best thread reader apps
  • Export Twitter bookmarks
  • SaveFlow vs Thread Reader App
  • All comparisons
  • Bahasa Indonesia
  • Português (Brasil)
  • Download video Twitter
  • Baixar vídeo do Twitter
  • Descargar videos de Twitter
  • Twitter video indir

Legal

  • Privacy Policy
  • Terms of Service

© 2026 SaveFlow. All rights reserved.

Made withby creators, for creators